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Café LAI’TCHA / Adeline Grattard et Chi Wah Chan / Paris 75001 / 2018

La collaboration avec Adeline Grattard et Chi Wah Chan s’est poursuivie après le Yam’Tcha (rue Sauval)Yam’Tcha boutique et Yam’Tcha (rue Saint Honoré) quand en 2017 ils ont rêvé d’un lieu inspiré de la street food en Asie. Le local du 7, rue du Jour à Paris 01 semblait pouvoir accueillir ce nouveau projet.

LE PROGRAMME

Offrir le plaisir de déguster la cuisine de l’Asie du Sud Est, non revisitée, réalisée avec le soin qui fait la reputation de la cheffe étoilée et de son equipe, dans un lieu qui sera accueillant toute la journée. Une partie de l’espace sera consacrée à la vente à emporter, une autre à la dégustation sur place.

LE PROJET

Le lieu est une prolongation de la rue. Il a des proportions qui évoquent un espace publique, comme un passage couvert, il est minéral. Il n’est pas habillé ou décoré, il est construit en maçonnerie.

L’espace s’organise autour de deux éléments principaux, le comptoir et la mezzanine, construits en terre coulée sur ossature en béton armé.

Le bois (cèdre du Liban, noyer et tilleul) complète la construction avec ce qui est nécessaire pour le fonctionnement du restaurant, le plancher de la mezzanine et le mobilier.

 

Comptoir en terre coulée.

La terre coulée est une technique de maçonnerie ancestrale, expressive, peu onéreuse et complètement écologique. Nous n’avons pas résisté au plaisir de mélanger, couler et tasser ce mélange d’argile, de sable, de cailloux, de chanvre et d’autres agrégats dans un processus qui est à la fois controlé et imprévisible, qui met en valeur la nature de la matière ainsi que le geste de l’homme.

Sous le dernier revêtement de sol on a découvert une résine qui datait du temps où l’espace était une boutique de Jean Paul Gaultier. Nous l’avons complétée et restaurée parce qu’elle était cohérente avec le projet, également par souci d’économie et d’écologie dans le sens du prolongement de la vie des choses.

Entreprise tout corps d’état: Poluks Batiment

Articles: lemonde.fr   simonsays.fr   lefooding.com   telerama.fr   fulguropain.com   gaultmillau.com   grazia.fr

Tabouret en tilleul et noyer. © Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Fragos + Lecourtier

© Fragos + Lecourtier

© Fragos + Lecourtier

Mange debout en cèdre du Liban huilé. © Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

L’OPTIMISATION ENERGETIQUE

La salle n’est pas climatisée. Pour assurer le confort thermique en période chaude nous avons utilisé l’inertie, la ventilation et les courants d’air. 

Le fait d’avoir déposé tous les doublages fait qu’on utilise pleinement l’inertie thermique de tous les élément en maçonnerie qui lissent les variations de température.Trois grands ventilateurs de plafond créent un mouvement d’air diffus qui fait baisser la température ressentie.

Pendant l’hiver, l’air extrait par la hotte de la cuisine est compensée par un apport en air neuf dans la même pièce pour ne pas vider la salle de l’air chauffé. Pendant l’été l’extraction n’est pas compensée afin de créer un courant d’air dans la salle.

La production d’eau chaude sanitaire et assurée par un ballon thermodynamique installé au sous-sol à coté du moteur de froid qui alimente les meubles du bar. Une machine fabrique du froid en dégageant de la chaleur dans la pièce, pendant que l’autre fait exactement l’inverse. Ainsi une partie de l’énergie rejetée par l’une est récupérée par l’autre. Par ailleurs, la cuisine est équipée en plaques de cuisson à induction qui permettent de réduire l’énergie consommée.

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

Table, banquette et tabouret conçus pour le café Lai’Tcha. © Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

© Carène Souhy

Les éléments principaux de la mezzanine: ossature en béton armé, plancher en cèdre du Liban, mur en terre coulée.

© Carène Souhy

Plan en béton ciré. © Carène Souhy

Le comptoir du café Lai’Tcha: onze mètres linéaires de terre coulée stabilisée.

© Carène Souhy

© Carène Souhy